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Informations sur les libertés..Informations sur les libertés..Informations sur les libertés

samedi 14 février 2009

Me Abdelwahab Maatar dans le collimateur du fisc.

232.530.855 DT est la somme que doit débourser Me Abdelwahab Maatar à l’administration fiscale de Sfax et ce, dans un délai de trois mois, apprend-on par un communiqué émanant de son comité de soutien et comprenant notamment l’ancien bâtonnier, Me Abdessatar Ben Moussa, Mohamed Abbou, Radhia Nasraoui…

Avocat et enseignant (constitutionnaliste) à l’Université de Sfax, il risque de perdre son domicile et ses biens personnels, suite à une saisie opérée en octobre et janvier derniers.

Membre de la LTDH, du CNLT et vice-président de l’AISPP, depuis 1984, il assure la défense de personnes condamnées dans des procès politiques.

En 2002, il fonde avec le Dr Moncef Marzouki et d’autres militants un parti, le CPR (Congrès Pour la République). Me Abdelwahab Maatar s’était illustré en mai 2002, en déposant une requête au Tribunal administratif au nom d’une dizaine de personnalités publiques tunisiennes, contestant la légalité du référendum sur la révision constitutionnelle de 2002.

Pas de récépissé pour une demande de publication !

Khaled Krichi, avocat et militant des droits de l’homme, s’est vu refuser le récépissé de dépôt pour une demande de publication d’un hebdomadaire, apprend-on de sources médiatiques. Les services du ministère de l’Intérieur le lui ont refusé, sans invoquer de motif, a-t-il affirmé. Ce qui serait en contradiction avec la procédure énoncée par les dispositions de l’article 13 du Code de la presse. Sa demande d’autorisation porte sur la publication d’un hebdomadaire d’information générale, ayant pour titre "El Nassiriya" et qui serait de sensibilité nationaliste arabe. Me Krichi est connu dans le monde de la presse par ses collaborations dans des publications de l’opposition : Al- Maoukif et Mouwatinoun. Faute de n’avoir pu enregistrer sa demande d’autorisation, Me Krichi a adressé une copie par lettre recommandée au ministère de l’Intérieur ; il espère ainsi recevoir une réponse dans un délai de trois mois.

L’union arabe bien soudée… pour le contrôle de l’information !

Les pays du Moyen-Orient et du Maghreb demeurent tous "réfractaires" à la liberté de la presse, même si les monopoles étatiques sur l’information tendent à se fissurer avec l’irruption des télévisions satellitaires et d’Internet, estime le Centre de Doha pour la liberté d’information, dans son rapport publié la semaine dernière.
Le rapport souligne qu’en dépit de certains progrès "cette partie du monde reste globalement réfractaire à la libre circulation de l’information".

Créé en janvier 2008 par le Qatar et Reporters sans frontières (RSF), le "Doha Centre For Media Freedom" est dirigé par Robert Ménard, ancien secrétaire général de RSF.

Le rapport souligne que malgré "leurs différences idéologiques", ces Etats semblent "unis dans une volonté partagée de contrôler l’information" et "considèrent la liberté d’expression comme un danger, et les médias qui la défendent comme autant de menaces potentielles".
Par ailleurs, dans un rapport récent, intitulé : "Tunisie, le courage d’informer", RSF examine la situation de la presse indépendante et d’opposition et relève notamment, que : « La survie des médias indépendants, dont la télévision satellitaire Al-Hiwar Attounsi ou le webmagazine Kalima, comme celle des journaux affiliés à des partis d’opposition (…) dépend du bon vouloir des autorités, qui s’en servent pour vanter le pluralisme du paysage médiatique tunisien. Ces médias font pourtant face à d’énormes difficultés, qu’il s’agisse de pressions financières, judiciaires ou sécuritaires… ».

Harcèlement de journalistes

Le samedi 7 février, Faten Hamdi, journaliste à Radio Kalima, a été arrêtée et conduite au poste de police du district de Tunis où elle a été maintenue durant trois heures ; elle a été interrogée sur sa collaboration à la station de Radio Kalima.

Le même jour, les trois journalistes Aymen Rezgui, Amina Jabloun et Badr Essalam Trabelsi qui travaillent pour le compte de la chaîne Alhiwar Ettounsi, ont été interpellés au commissariat de police dans le quartier de Lafayette alors qu’ils s’apprêtaient à couvrir une conférence au local de notre journal Attariq Aljadid. Ils n’ont été libérés qu’au bout de deux heures. Selon leurs propos, la police leur a confisqué un appareil photo, des cartes SD et des CD-Rom. Par ailleurs, une campagne de dénigrement est orchestrée par des journaux de la place contre Sihem Ben Sedrine, depuis la fermeture de la station de Radio Kalima.

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