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Après le retour de Rachid Chemli

Le Professeur Adel Ben Amor* témoigne

dimanche 1er février 2009

C’est aujourd’hui que notre collègue Rachid Chemli reprend du service, après quatre mois de suspension disciplinaire. Au fait, je devrais dire notre Professeur, car je dois le rappeler à ceux qui s’évertuent à l’oublier et le faire oublier, la majorité de pharmaciens et donc des enseignants de la faculté ont été ses étudiants.

Je voudrais à ce propos apporter mon témoignage en tant que coordinateur de la commission de médiation, composée des Doyens
Jeddi et Kallel, du Pr Hédhili et de moi-même. Cette commission s’est fixé comme objectifs, dès sa création en 2003-2004 et le début des hostilités, de circonscrire le problème et de rétablir le dialogue entre le deux parties, pour éviter tout débordement, surtout extra-institutionnel, ainsi que les retombées néfastes sur la Faculté. Je dois avouer, a posteriori, notre naïveté en croyant que cette commission, forte de deux doyens (dont le doyen des doyens !), allait aboutir à un dénouement favorable, mais c’était sans compter avec l’acharnement perfide du doyen de l’époque.

En effet, si nous avons pu obtenir de la part du Pr Chemli une « cessation des hostilités pour une certaine période », nous avons eu droit à une douche froide de la part du doyen : « Merci de votre démarche louable, mais j’ai arrêté une stratégie concernant Rachid Chemli, et je vais l’appliquer jusqu’au bout ! », nous a-t-il déclaré.

Lui qui prétend vouer un respect sans faille pour ses aînés, il aurait pu faire un geste d’apaisement, ne serait-ce justement que par respect pour les doyens Jeddi et Kallel !

A partir de là, la campagne punitive, ou plutôt la croisade contre Rachid Chemli, a démarré. Tous les moyens sont bons, et à n’importe quel prix. Les moyens vont de la dénonciation aux accusations les plus calomnieuses et les plus graves, en passant par les mensonges et les faux témoignages arrachés sous la pression et avec la complicité du secrétaire général de l’époque. Le prix à payer, c’est le gel de certains projets institutionnels (jardin botanique, EPU de phytothérapie, représentativité de la Faculté à la banque des gènes,…) et l’enfoncement de la Faculté dans des luttes intestines, dans le but de dénigrer et de marginaliser ceux qui s’opposaient à l’instrumentalisation de la faculté par le doyen à des fins personnelles et belliqueuses.

Comme quoi Machiavel a laissé des adeptes dans notre Faculté !

Comme quoi aussi, à la Faculté de Pharmacie, la direction a résolu tous les problèmes (infrastructure, budget, pédagogie …) et il ne reste plus qu’un mal appelé Rachid Chemli ! Et pendant cinq ans, la vie s’est arrêtée dans notre Faculté car le personnel, du portier au doyen, en passant par le secrétaire général, était hautement mobilisé (alerte rouge) pour éradiquer ce mal pernicieux !!!

Maintenant, qu’est-ce qui reste de tout cela ? Une Faculté à plat, abandonnée, trahie par un doyen qui l’a plongée dans un abîme, et des enseignants démotivés, trahis eux aussi par un doyen qui n’a pas arrêté de les monter les uns contre les autres.

J’espère que les jeunes et les moins jeunes sauront tirer la leçon de ce passage à vide et de ce tragique épisode de la vie de notre institution, surtout en écoutant les différentes parties en cas de problèmes et en refusant que les intérêts de la faculté soient hypothéqués dans des conflits montés de toute pièce. Bon retour, Professeur Chemli !


* Professeur à la Faculté de Pharmacie de Monastir

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