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Après les jugements extrèmment sévère des militants du bassin minier :

Communiqué du Mouvement Ettajdid 12-12-2008

dimanche 21 décembre 2008

(Traduction de l’arabe)
 
 
Le tribunal de première instance de Gafsa a prononcé, le 11 décembre 2008, des jugements d’une extrême sévérité à l’encontre des militants incarcérés à la suite des mouvements sociaux menés par les citoyens du Bassin minier pour la défense de leur droit légitime au travail et à la vie digne. Les peines atteignent dix ans de prison ferme en ce qui concerne Adnène Hajji, Béchir Labidi, Adel Jayyar, Taieb Ben Othmane, Tarek Hlimi et d’autres.

 Le procès s’est déroulé en dehors des conditions minimales d’équité et de justice : le droits des accusés et ceux de la défense ont été bafoués ; le président du tribunal a refusé de donner suite à la plupart des demandes des avocats concernant la nécessité d’écouter les témoins, de fournir des éléments manquant aux dossiers, de permettre l’examen médical des prévenus et d’examiner les cas d’extorsion d’aveux par le recours à la force et à la torture.

 De telles irrégularités - dont la gravité a été relevée par l’ensemble des avocats et qui sont de nature à mettre en doute la crédibilité et la neutralité de la justice - exigent que le dossier soit reconsidéré dans sa totalité, en conformité avec les droits de l’homme, le principe de l’indépendance de la justice et les procédures garantissant les droits des accusés, loin de toute instrumentalisation de l’institution judiciaire.

 Le mouvement ETTAJDID exprime son indignation face à ces lourdes peines infligées à des citoyens non seulement innocents des accusations lancées contre eux, mais qui sont des militants ayant joué un rôle responsable dans l’encadrement du mouvement revendicatif et qui avaient été les partenaires des autorités régionales et nationales dans les négociations menées pendant les événements.

 Le mouvement considère que ces jugements de nature clairement politique constituent une escalade injustifiée face à une affaire qui aurait dû être traitée dans un esprit de pondération et de mesure débarrassé de l’irritation et de la tension.
 
 Il demande qu’il soit mis fin aux méthodes répressives et que soient prises les nécessaires mesures d’apaisement, à savoir la libération des prisonniers, leur réintégration dans leur travail et l’instauration d’un climat favorable au dialogue à l’échelle régionale et nationale.

Tunis, le 12 décembre 2008

Le premier secrétaire du mouvement Ettajdid

Ahmed Brahim

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