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Ahmed Brahim à Paris :

Soyons de acteurs, non des spectateurs, dans la bataille électorale de 2009 !

dimanche 7 décembre 2008

Une rencontre avec Ahmed Brahim, premier secrétaire du mouvement Ettajdid a été organisée le 17 novembre dernier à Paris (salle St-Bruno dans le 18ème arrondissement) par trois associations tunisiennes : l’ATF, la FTCR et le CRLDHT.

En présence d’une assistance nombreuse constitué de tajdidistes et de Tunisiens de toutes les tendances progressistes venus écouter le « candidat potentiel » aux présidentielles de 2009, Ahmed Brahim a évoqué d’abord le blocage caractérisant la situation ainsi qu’un certain nombre de faits concordants qui indiquent une tentation forte, chez le pouvoir, de faire des prochaines élections un terne remake des précédentes, une sorte de plébiscite.

En plus de la campagne unilatérale pour ce que le RCD appelle « le choix unique », il y a le refus obstiné de réformer le système électoral et même une aggravation de son aspect antidémocratique par la censure préalable que l’on veut imposer aux interventions des candidats de l’opposition à la radio et à la télévision.

Ensuite il a montré les divergences d’approche entre les partis de l’opposition démocratique et l’interférence des agendas propres à certains et les considérations de leadership personnel qui ont empêché une bataille unitaire pour la refonte radicale du code électoral, ce qui a permis au pouvoir de garder l’initiative et de fixer seul les règles du jeu. A propos de la riposte, Ahmed Brahim a comparer les deux attitudes face aux élections : celle qui considère la participation comme une caution au pouvoir et appelle à les boycotter et qui équivaut en fait à une attitude de spectateurs, même si, parmi les spectateurs, il y en a qui « sifflent » de tempd en temps.

L’autre position qui est celle d’Ettajdid : tout faire pour empêcher la confiscation du droit de vote et ce en appelant les citoyens à exercer ce droit de manière combative et en profitant des marges de liberté et des possiblités les plus étroites que permet la loi pour mener la bataille dans deux directions : celle des conditions des élections et celle de la construction d’un large pôle démocratique, moderniste et progressiste porteur d’un projet alternatif crédible. L’enjeu des élections, a précisé A. Brahim, n’est pas l’alternance mais la conquête par l’opposition démocratique de son droit à l’existence en tant que force politique alternative et non comme une sorte de dissidence plus ou moins tolérée mais marginalisée.

Cela pose la question de l’dentité de cette force démocratique qui ne doit pas être une addition de tous ceux qui disent NON, mais un entité moderniste et progressiste, attachée aux acquis nationaux et vigilante à l’égard de l’instrumentalisation de la religion à des fins réactionnaires et passéistes. A. Brahim a expliqué l’orientaion de l’Initiative Nationale pour la Démocratie et le Progrès, alliance qui regroupe Ettajdid, le PSG, le PTPD et des personnalités indépendantes, et l’intention de son mouvement de mettre l’opportunité de pouvoir présenter la candidature de son premier secrétaire aux présidentielles à la disposition de l’Initiative et de toutes les forces démocratiques pour mener ensemble la bataille pour le tournant démocratique et pour la création d’un courant progressiste enraciné dans la société et capable d’influer sur le cours des choses.

Le débat, animé par Mme Nadia Chaabane et M. Kamel Jendoubi, a porté sur les divergences, parfois conflicuelles, entre les composantes de la gauche et les voies et moyens de réaliser leur unité face au pouvoir autocratique et pour un projet clair de changement démocratique et progressiste. Ont été évoqués les questions de la « légitimité » du pouvoir, la spécificité des positions d’Ettajdid par rapport à celles d’autres partis, l’expérience de l’Initiative démocratique en 2004 et le programme de l’INDP, qui en est le prolongement, la différence entre les partisans d’une candidature de principe et symbolique ayant une fonction protestataire et une candidature qui s’inscrit dans l’ordre du possible et cherche à mobiliser dans la légalité les plus larges forces dans l’opposition à l’autoritarisme et la revendication de la justice sociale tout en luttant pour la sauvegarde et le développement des acquis progressistes, etc.

C.B

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